Monique BOURDIN, Dr vétérinaire comportementaliste ENVA

Mars 2001, mise en ligne 01 juin 2008

Liens vérifiés le 26 juillet 2008

Malpropreté chez le chat

[Oriental chocolat silver blotched tabby et blanc, Coco Chanel Matsuri]

"Mon chat est malpropre"

"Mon chat n'est pas propre" est un motif fréquent de consultation en pathologie comportementale. La situation est en général très mal vécue par les propriétaires et rapidement on note une dégradation dans les relations affectives. Ces derniers sont d'autant plus déçus que la propreté est une qualité reconnue chez le chat domestique : il suffit de le mettre dans sa litière pour qu'il y retourne. Du jour au lendemain, le chat urine et parfois défèque dans des endroits inappropriés. Que se passe-t-il ? Comment résoudre le problème ? Si la malpropreté peut être d'origine comportementale, une cause organique doit être systématiquement recherchée.

La malpropreté peut être définie comme l'émission d'urines et/ou de selles dans un lieu inapproprié, c'est-à-dire en dehors du bac à déjections. Le terme de malpropreté désigne également le marquage urinaire. L'approche du problème oblige à une grande rigueur diagnostique.

  1. Classification des souillures
  2. L'anamnèse et les commémoratifs
  3. Éliminer une cause organique
  4. La conduite diagnostique
  5. Diagnostic différentiel
  6. Conduite à tenir devant un chat malpropre
  7. Conclusion

Classification des souillures

Cette étape permet en première approche d'opérer une classification des troubles en l'une ou l'autre de ces catégories :

  1. Manifestations émotionnelles
  2. Énurésie-encoprésie
  3. Marquage urinaire
  4. Élimination (mictions +/- défécations) inappropriées

Mictions et défécations émotionnelles

Les défécations et mictions émotionnelles surviennent dans un contexte émotionnel précis et en particulier lors de situation fermée à l'origine de la peur (ex. chez le vétérinaire). Le chat émet les signaux caractéristiques de la peur (poil hérissé, oreilles plaquées sur la tête, modifications du diamètre pupillaire, feulements). Les selles émises sont souvent des selles diarrhéiques.

Énurésie et encoprésie

L'énurésie et l'encoprésie correspondent à l'émission d'excréments (respectivement d'urine et de selles) dans le lieu de couchage. Cette situation très rare correspond à un état dépressif typique.

Marquage urinaire et élimination inappropriée

Nous nous intéresserons dans notre exposé tout particulièrement au marquage urinaire et au comportement d'élimination inapproprié et plus particulièrement au comportement urinaire. Un diagnostic différentiel s'impose et alors comment résoudre le problème ?

L'anamnèse et les commémoratifs (1)

L'interrogatoire du propriétaire est crucial. Depuis combien de temps le trouble est-il apparu ? A quel(s) endroit(s) le chat urine -t-il ? A quelles fréquences ? Quelle a été l'attitude des maîtres vis-à-vis du chat ? Punition ? Quand : sur le fait ou à posteriori ? Comment ? Modalités du nettoyage ?

Le recueil des commémoratifs est indispensable, mais cela est tributaire de ce que disent les maîtres.

La démarche diagnostique devant un chat malpropre doit être toujours la même. Après avoir pratiqué un examen organique, il faudra différencier entre comportement d'élimination inapproprié et marquage urinaire.

Éliminer une cause organique

L'examen clinique est indispensable car il permet, d'une part d'éliminer une cause organique et d'autre part, de rechercher une éventuelle contre-indication à l'emploi de psychotropes.

[J'ai une petite soif]

Un chat, toujours adepte du bac, qui commence à éliminer un peu partout, peut présenter une affection organique. Il est impératif de rechercher toute affection entraînant une polyuro-polydyspsie (2) ou toute anomalie de la miction. L'examen clinique est donc systématique et indispensable et doit être complété par une analyse d'urine avec une mesure de la densité urinaire. L'analyse d'urine est un examen incontournable. Des signes cliniques de cystite doivent aussi être recherchés (pyurie, hématurie) (3). En cas de malpropreté fécale, il faut vérifier s'il n'y a pas de lésion anale, par exemple.

Des problèmes médicaux peuvent être responsables de souillures d'élimination comme les affections ostéo-articulaires qui vont alors entraver l'utilisation du bac.

Dans tous les cas, la douleur à la miction ou à la défécation entraîne alors une aversion acquise, le chat associant la douleur désagréable à l'utilisation du bac.

La conduite diagnostique

Elle sera fondée sur : 

  1. la séquence de marquage,
  2. le volume des urines émis,
  3. le lieu.

Le marquage urinaire

Description du marquage

Une séquence comportementale comprend 3 phases :

  1. une phase appétitive;
  2. une phase consommatoire;
  3. une phase d'apaisement.

La séquence de marquage commence par le repérage olfactif et visuel (donc significatifs) d'un objet saillant (objet en général vertical). Après une phase de pétrissage avec les quatre membres, le chat se dresse, queue à la verticale et émet des urines en petites quantités (spots urinaires), puis le chat flaire (flehmen) et s'éloigne. La séquence est complète et l'on parle de marquage réactionnel.

Lors de marquage urinaire, la quantité émise est faible (spots urinaires) sur des objets verticaux.

Étio-pathogénie du marquage

On peut d'emblée reconnaître deux types de marquage urinaire :

Marquage sexuel

Il est lié à l'activité sexuelle, chez le mâle entier et chez les femelles en œstrus. Les spots urinaires sont disposés près des issues ou sur des éléments significatifs (meubles, murs, portes, arbres, mais aussi sur les vêtements). Le comportement de marquage urinaire est un comportement de marquage territorial qui intéresse aussi bien les mâles que les femelles.. Les mâles non castrés marquent plus que les mâles castrés et les femelles marquent lors de l'activité sexuelle.

Marquage réactionnel

Il est sous tendu par un état anxieux et fait suite à une modification de l'environnement, c'est-à-dire à une désorganisation territoriale et apparaît donc lors d'une perturbation de l'organisation spatiale de ce dernier. La disparition des marques de familiarisation (4) modifie l'état émotionnel du chat et conduit à un marquage réactionnel fugace lequel, dans des conditions normales, est rapidement suivi par une reprise du marquage facial et d’un retour à l'équilibre. Les spots sont peu nombreux et disposés sur des supports verticaux.

Les causes sont nombreuses comme l'introduction d'un autre chat, voire d'un autre animal, comme un chien, la présence d'une nouvelle personne adulte ou d'un bébé, lors de déménagement ou de changement de mobilier (disparition des marques faciales), travaux de peinture, voire la présence d'un autre chat dans l'immeuble (par les odeurs) ou même aperçu par la fenêtre ! Dans d'autres cas le marquage urinaire peut faire suite à une simple modification des horaires de travail du maître, une absence prolongée voire, suite à la disparition d'une personne du foyer.

Évolution du marquage

Le chat continue cependant d'utiliser son bac à litière pour éliminer lors de marquage. Mais ce comportement de marquage peut évoluer dans le temps.

Les propriétaires effacent les marques urinaires et désodorisent, souvent avec des produits à base d'ammoniac. De plus le chat est puni à posteriori. Ces punitions alors deviennent pour le chat, très anxiogènes et ne feront qu'aggraver le problème.

En l'absence de traitement, de la persistance des causes déclenchantes, de la dégradation des relations du chat avec ses maîtres, la guérison est rare et dans la majorité des cas, on note une évolution vers l'aggravation avec simplification de la séquence de marquage, cette dernière étant effectuée très rapidement presque en passant. De nombreux supports sont alors souillés, horizontaux comme verticaux et le comportement de marquage évolue vers un comportement d'élimination inappropriée ce qui faussera alors l'analyse sémiologique : la malpropreté tend à se généraliser avec malpropreté fécale en plus dans certains cas.

Rechercher les symptômes comportementaux associés qui permettront de caractériser un trouble anxieux ou un trouble dépressif.

Les états anxieux

Des signes d'anxiété vont alors se manifester à l'origine de troubles du comportement comme :

  1. manifestations neuro-végétatives : diarrhée du côlon et ptyalisme (5).
  2. "rolling skin syndrome" (ondes d'horripilation dorsales signant une tension émotionnelle)
  3. comportements d'agression : agressions par peur et par irritation
  4. activités de substitution (boulimie, auto-toilettage exacerbé, onychophagie (6), succion de tissu “wool sucking”)

L'état anxieux peut dans certains cas évoluer vers un état dépressif chronique, mais parfois l’état dépressif apparaît d'emblée.

Les états dépressifs

Les dépressions aiguës (réactionnelles) ou chroniques, peuvent également s'accompagner de malpropreté.

Dans la dépression aiguë,

la perte d'activité est telle que des éliminations sur le lieu de couchage (énurésie et/ou encoprésie) peuvent être observées. Les dépressions aiguës apparaissent après un stress violent (décès du maître, d'un congénère, accident, hospitalisation, voire une perturbation territoriale). D'autres troubles comportementaux sont rapportés, comme une perte brutale de la prise alimentaire, une hypersomnie, de l'apathie.

Dans la dépression chronique,

[Qu'est ce qu'on mange ce soir ...]

en plus du marquage urinaire, des troubles comportementaux sont rapportés comme la boulimie (certains chats ouvrent les placards, voire le réfrigérateur et sont omnubilés par la nourriture), un sommeil perturbé (réveils multiples), des miaulements incessants surtout nocturne etc.

Chez le chat âgé il est décrit la dépression d'involution (le vieillissement cérébral est le facteur principal d'installation de cette pathologie). Elle se caractérise par des troubles du comportement éliminatoire (malpropreté avec parfois du marquage désordonné mais surtout élimination à l'endroit où le chat se trouve et en particulier dans son lieu de couchage) : ces troubles sont souvent associés à un état confus, miaulements et troubles du sommeil (avec parfois des lieux de couchage inattendus comme dans la litière, la baignoire, voire sous la pluie).

Il faut toujours lors d'états dépressifs chroniques et d'involution penser à une cause organique (tumeur du diencéphale, chats FIV + FeLV +, dysendocrinies (7) comme diabète, altération de la fonction thyroïdienne, syndrome de Cushing, administration prolongée de corticoïdes, d'acétate de mégestrol (8) etc.).

Lorsque l'état pathologique (anxiété ou dépression) est identifié, il convient ensuite de rechercher sa cause (voir tableau) afin de proposer un traitement adapté.

Le comportement de miction inappropriée

Le chat n'a jamais été propre

Le chat a un comportement d'élimination non organisé et dans de ce cas on peut constater aussi bien une malpropreté urinaire que fécale. Les causes sont nombreuses et variées.

[Premier pipi dans le bac à litière]

Il peut s'agir :

  • d'un mauvais apprentissage de la propreté, la mère étant elle même malpropre
  • chat ayant vécu en cage
  • d'un trouble du développement, détachement précoce d'avec la mère, chatons orphelins
  • de l'évolution d'une pathologie émotionnelle du jeune âge, comme d'un syndrome de privation (animal issu d'un élevage industriel)
  • de parasitisme, de malnutrition, de carence protéique (la carence protéique en plein développement entraîne un retard qui s'exprimera par des défauts d'acquisitions comportementales)
  • dans certains cas, le chat peut manifester un comportement d'élimination désorganisé avec des déjections émotionnelles (mictions et des défécations par peur)

Le chat était propre et devient sale

Description de la séquence

On note tout d'abord un flairage de la zone avec pétrissage du substrat (le choix du support est aléatoire lors d'élimination) avec les antérieurs puis les postérieurs. Le chat tourne sur place et fléchit progressivement les postérieurs et urine en position accroupie (mâles et femelles), la queue à l'horizontale. Puis le chat flaire et recouvre.

Lors de comportement de miction inapproprié les urines sont donc en flaques et au sol. Les urines sont émises dans des endroits discrets et la quantité d'urine émise est importante.

Quelles sont les causes ?

[Chaton Siamois : le tour du propriétaire]

Il s'agit d'un problème d'aire d'élimination :

  • tenant au bac : attention à la hauteur du bac chez les chats âgés, de couleur, de forme (ouvert ou fermé), de l'emplacement (trop de passage de personnes);
  • tenant à la litière : changement de marque, litière parfumée, fréquence du nettoyage;
  • autres causes : la nourriture trop proche, trop de bruit, trop de chats pour un même bac, un évènement stressant autour de ce dernier etc.

Le chat peut devenir malpropre en raison d'une aversion acquise :

  • par exemple si le chat est puni sur le fait, en le prenant et en le mettant sur le bac tout en le maintenant de force dans sa litière.., il associera punition et bac et ainsi évitera soigneusement ce dernier et pourra développer en plus, une phobie sociale.
    Il en est de même de toute punition en tapant directement le chat. La punition doit être indirecte, comme lancer dans sa direction un objet, qui va donc le surprendre et l'arrêter dans sa séquence.
  • s'il éprouve une douleur pendant sa séquence d'élimination (cystite, constipation etc.) il associera bac et douleur...

Diagnostic différentiel

Il est facile. Il faut éliminer impérativement toutes les causes organiques. Un diagnostic différentiel s'impose du chat malpropre qui urine en position d'élimination et du chat qui urine en position de marquage. Identifier la ou les causes (voir tableau en annexe).

Tableau 1 : Diagnostic différentiel des troubles comportementaux à l'origine d'une malpropreté (d'après le Docteur Colette Arpaillange, vétérinaire comportementaliste ENV Nantes).
  Caractéristique des souillures Origine Causes possibles
Marquage urinaire Marquage urinaire sexuel Comportement normal * Lié au cycle sexuel (mâle entier, femelle en œstrus)
Marquage urinaire réactionnel État anxieux * Anxiété de deterritorialisation

* Anxiété de privation

* Anxiété de cohabitation

* Surpopulation

* Trouble du développement (détachement précoce, syndrome de privation, carence alimentaire ...)

Mictions inappropriées Depuis toujours Défaut d'apprentissage
Apparition récente Aversion acquise * Modification de l'aire d'élimination
Préférence de lieu ou de substrat * Attrait olfactif, substrat attractif
Dépression chronique * Organique (FeLV-FIV, tumeur cérébrale, progestatifs, corticoïdes...)

* Anxiété non traitée ancienne

* Dépression d'involution

État anxieux * Cf. supra
Mictions /défécation émotionnelles Contexte émotionnel précis Anxiété paroxystique ou intermittente * Cf. supra
Phobies * Syndrome de privation

* Post-traumatique

Énurésie - encoprésie Dans le lieu de couchage Trouble dépressif aigu * Dépression réactionnelle

* Dépression d’involution

La conduite à tenir devant un chat malpropre. Une approche différente.

Comportement d'élimination inapproprié.

Le nettoyage doit être quotidien. Il faut éviter de changer de qualité de substrat, ainsi que les produits désodorisants ou les litières parfumées. Le bac doit être adapté au chat et être accessible. Certains bacs très sophistiqués, comme à porte battante peuvent perturber le chat. Il faut impérativement éviter de mettre le bac dans un lieu de passage et pas trop près de la nourriture. Tenir compte du nombre d'utilisateurs et parfois, c'est un bac par chat. Il est possible de mettre dans le bac quelques gouttes d'eau de Javel diluées qui serviront d'attrait olfactif. Il faut interrompre les punitions anxiogènes.

Comportement de marquage urinaire.

Marquage urinaire dans un contexte sexuel

La castration ou l'ovariectomie

La stérilisation s'impose, s'il s'agit de mâles entiers pubères ou de femelles en œstrus. La castration ou l'ovariectomie diminue la fréquence du marquage. Par ailleurs on note une diminution des nuisances olfactives. La castration atténue les odeurs des urines produites par la dégradation du sperme.

Mais en aucun cas la chirurgie ne solutionne un problème ancien, car l'hormono-dépendance du marquage est fugace.

Marquage urinaire hors contexte sexuel

Cela correspond à une perturbation écologique.

Les phéromones faciales (9)
1. De la fraction F3 ou Feliway ND

L'usage de phéromones faciales permet de modifier l'état réactionnel du chat et de rendre son milieu apaisant. Ces phéromones faciales ou phéromones d'apaisement inhibent le comportement de marquage urinaire. Ce sont les analogues de synthèse des phéromones faciales (fraction F3 : Féliway ND). Elles représentent un marquage apaisant du territoire. Elles sont utiles aussi pour leur action apaisante lors de troubles comportementaux et facilitent la restructuration territoriale. Puis ces phéromones sont déposées sur les marques urinaires (spots urinaires), mais aussi au niveau des lieux de passage à la hauteur du chat, soit à 15 cm du sol (pieds de table, bas de portes, objets significatifs etc.).

Elles peuvent être aussi récupérées en frottant les joues du chat avec des compresses stériles.

L'usage des phéromones est suffisant lors de marquage sexuel et de marquage réactionnel très récent (anxiété de déterritorialisation).

2. De la fraction F4 ou Felifriend ND (allomarquage)

L'indication du Félifriend ND est lors d'anxiété de cohabitation et de phobies sociales. La fraction F4 est le support chimique de l'allomarquage (10). Cette fraction permet de faciliter l'instauration d'un climat de confiance entre deux individus.

La restriction d'espace

[Restriction d'espace : juste les toilettes ...]

On n'accorde au chat qu'une seule pièce, comme la salle de bains pendant une dizaine de jour. Le chat est enfermé, sans substrat appétant (serviette, tapis de bains) autre que son bac, avec à boire et à manger.

Puis on redonne l'espace au chat par palier en balisant son territoire avec les phéromones faciales (fraction F3 Féliway ND)

Cette restriction d'espace est indiquée :

  • lors de défaut d'apprentissage à la propreté
  • lors de troubles anxieux avec développement d'une préférence de substrat
  • lors de souillures d'élimination
  • lors d'anxiété de déterritorialisation (marquage urinaire)
La chimiothérapie

Elle s'impose si le marquage urinaire est lié à un état anxieux ou à un état dépressif. Les psychotropes permettront de stabiliser les réponses émotionnelles perturbées.

Autres conseils
Punition ?

La punition doit survenir l'animal pris sur le fait et jamais à posteriori. N'oublions pas qu'il ne faut jamais punir un chat directement mais en employant une technique classique, indirecte, c'est-à-dire de lancer dans la direction du chat qui élimine en dehors de son bac une pantoufle ou tout autre objet. Cela l'interrompra dans sa séquence. Ne jamais prendre le chat et le mettre de force dans son bac.

Avec quoi nettoyer ?

L'eau de Javel et les produits ammoniaqués fixent l'odeur. Il est conseillé le vinaigre blanc dilué dans de l'eau ou du Perrier.

En conclusion,

La malpropreté chez le chat est encore trop souvent une cause d'abandon ou d'euthanasie. Des solutions existent. La précocité de leur application est une garantie de leur efficacité et d'une guérison rapide.

[Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur.]

 

Pour rappel, définitions de quelques termes utilisés dans l'article

(1) L'anamnèse et les commémoratifs : renseignements concernant d'une part les antécédents du patient, d'autre part l'historique de l'apparition des symptômes pour lesquels l'animal est présenté.

(2) Polyuro-polydipsie : boire beaucoup et uriner beaucoup.

(3) Pyurie : présence de pus dans les urines, hématurie : présence de sang dans les urines.

(4) Marques de familiarisation : marques qu'un chat dépose sur les objets familiers en y frottant ses joues notamment.

(5) Ptyalisme : salivation excessive.

(6) Onychophagie : le fait de se manger les griffes.

(7) Dysendocrinie : dysfonctionnement hormonal.

(8) Acétate de mégestrol : principe actif présent dans certaines pilules contraceptives et certains médicaments à visée dermatologique.

(9) Phéromone : substance chimique émise par un individu et qui, perçue par un autre individu (ou par lui même) provoque chez celui-ci une réaction spécifique : modification de son comportement ou de caractères biologiques. Elle permet un repérage dans l'environnement et une communication avec les congénères.

(10) Phéromone d'allomarquage : phéromone qui, appliquée sur un être vivant permet au chat de reconnaître celui-ci, de le considérer comme connu et de l'accepter.